À l'occasion d'une fête, Hélène reçoit ses amis et ses proches dans le jardin de sa maison. Son ex conjoint, sa fille et son ami, et trois intimes du cercle familial se retrouvent à la même table pour un grand dîner.
Tous les membres de ce clan sont rongés par des fêlures, des non-dits, qui influent sur leurs comportements parfois déroutants. Hélène porte, elle aussi, un terrible secret qu’elle doit révéler. C’est vital, elle brisera le silence, et ce soir, elle sera entendue.
Les combats intérieurs explosent tandis que chacun doit régler ses propres conflits avant de partir. Autour de la table sont réunis les kamikazes de la vie. Ils vont aller jusqu’au bout, dorénavant leur seule bataille est celle de leur sort.
L’enfer, c’est les autres ?
Non. L’enfer, c’est soi même.
Raphaëline Goupilleau
David Brécourt
Valentin de Carbonnières
Julie Cavanna
Pascal Gautier
Pierre Hélie
Salomé Villiers
Auteur : Stéphane Guérin
Mise en scène : Anne Bouvier
Lumière : Denis Koransky
Scénographie : Emmanuel Charles
Costumes : Caroline Martel
Musique : Raphaël Sanchez
Chorégraphie : Sophie Tellier
Régie : Mathieu Le Cuffec
On Va Pas Se Mentir
Coq Héron Productions
Zoaque 7
Raphaëline Goupilleau
David Brécourt
Valentin de Carbonnières
Julie Cavanna
Pascal Gautier
Pierre Hélie
Salomé Villiers
Auteur : Stéphane Guérin
Mise en scène : Anne Bouvier
Lumière : Denis Koransky
Scénographie : Emmanuel Charles
Costumes : Caroline Martel
Musique : Raphaël Sanchez
Chorégraphie : Sophie Tellier
Régie : Mathieu Le Cuffec
On Va Pas Se Mentir
Coq Héron Productions
Zoaque 7
La mémoire s'invite à la table. La mise en scène d'Anne Bouvier s'adapte avec bonheur au texte déjanté de Stéphane Guérin. Sept à table. Tous passés de l'autre côté du miroir. Leur folie reste cependant communicative, avec un humour irrésistible.
KAMIKAZES est une pièce coup de poing dont on ne ressort pas indemne, mais qui fait la part belle à ses acteurs, pleins de panache, toujours justes, souvent touchants et drôles et jamais dans l'excès pour incarner leurs personnages que le public apprivoisera et apprendra à connaître au fil des indices glanés tout au long de la pièce.
Le brio du texte, de son rythme et de sa construction, passe par le talent de sept comédiens en communion. La pièce sonne grâce à eux. Avec une présence, une spontanéité, de l’humour et une gravité qui portent une œuvre au noir de premier ordre.
C'est drôle et violent, grave, cru et touchant. En marge de ce banquet des fauves, une femme, seule, paisible, invisible des autres, qui reprend inlassablement le même discours, celui d'un grand dîner qu'elle fera. De haut vol, la distribution maintient en suspens cette étrange « cène » familiale orchestrée par Anne Bouvier qui s'est parfois inspirée de Caravage et Delacroix. Sublime.